Archive for the ‘19e siècle’ Category

27
avr

VM rehausse tes pieux sentiments

   Posted by: VM   in 19e siècle, Livres

Voici ce qu’on a reçu de plus ancien à ce jour. Une édition de 1858 d’un livre de Godescard (1728—1800). Un lecteur nous dit : Je me permets de vous envoyer ceci, au plaisir de vous divertir. Deux beaux textes sur deux belles vies de saints. Un hardcore très ensanglanté qui ne fait que rehausser vos pieux sentiments et un autre plutôt rigolo. En bonus, deux magnifiques gravures! Bien à vous.

Saint Sébastien, endommagé :

Sainte Marguerite, vierge martyre « avalée par un monstre. » Elle en « transperça miraculeusement le ventre pour en sortir ». Ça fait du sens.

Une belle histoire avec force détails pour bien faire dormir nos enfants :

Quant à Vincent, il passa par tous les genres de tortures que put imaginer la cruauté la plus raffinée.
Le gouverneur le fit lier d’abord sur un chevalet et commanda aux bourreux de lui tirer les pieds et les mains avec des cordes, ce qu’ils exécutèrent avant tant de violence, que ses os en furent tout disloqués. À cette torture on ajouta encore celle des ongles de fer. Pendant ce temps, Vincent raillait les bourreaux et leur reprochait de manquer de force et de cÅ“ur. (…) Deux fois ils interrompirent les tortures afin de se reposer et de rendre plus vives les douleurs du martyr en laissant refroidir ses plaies; puis, animés d’une nouvelle fureur, ils le reprirent, déchièrerent toutes les parties de son corps avant tant d’inhumanité, qu’en plusieurs endroits on lui voyait les os et les entrailles; (…)
Dacien, plus furieux que jamais, le condamna à la question du feu, la plus cruelle de toutes. Vincent, insatiable de souffrances, monta sans effroi sur l’instrument préparé pour cette exécution; c’était un lit de fer dont les barres, faites en forme de scie et garnies de pointes très-aiguës, étaient posées sur un brasier ardent. On étendit et on lia le Saint sur cette horrible machine. Toutes les parties de son corps qui n’étaient pas tournées du côté du feu furent déchirées à coups de fouet et brûlées avec des lames toutes rouges. On jetait du sel sur ses plaies, et les pointes de ce sel, aidées par l’activité du feu, entraient fort avant dans sa chair. Sa graisse, qui fondait de tous côtés, servait d’aliment aux flammes et en augmentait la violence.

Le gouverneur désespéré le renvoya en prison, avec ordre de le coucher sur des morceaux de pots cassés, de lui mettre les pieds dans des ceps de bois qui lui tinssent les jambes fort écartées. (…) On mit ensuite le Saint sur un lit fort mou; mais à peine y fut-il couché qu’il expira. On croit que sa bienheureuse mort arriva le 22 janvier 304.
Dacien fit jeter son corps dans un endroit marécageux; mais Dieu envoya un corbeau pour le défendre contre la voracité des bêtes et des oiseaux de proie.

Sainte Pélagie était d’Antioche. Elle n’avait encore que quinze ans lorsqu’elle fut appelée, en 311, à la gloire du martyre. Les soldats chargés de l’arrêter prirent un moment où elle était seule à la maison. Quoiqu’elle ne doutât point qu’ils ne vinssent pour la conduire devant le juge, où sa chasteté aurait de rudes assauts à soutenir, elle ne se déconcerta pas et, afin de mieux cacher son dessein, elle les pria de lui permettre d’aller à sa chambre pour s’habiller et se parer. Les soldats y consentirent, et elle monta au haut de sa maison, d’où elle se précipita. Elle mourut sur le coup. Saint Chrysostôme dit que Pélagie avait Jésus dans son cÅ“ur, et que ce fut par son inspiration qu’elle agit de la sorte. Peut-être la Sainte espérait-elle seulement échapper aux mains des persécuteurs, et nul doute qu’il ne lui fût permis d’exposer sa vie pour conserver sa chasteté. Hors des circonstances dont nous parlons, ou sans une inspiration particulière, c’eut été un crime horrible que de se donner la mort.

Merci à Berthier pour ce joli cadeau. Si vous avez vous aussi des raretés qui seraient belles sur les internets, pas besoin qu’elles soient du 19ème siècle, envoyez-les à Vieille Marde.

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Amputé d’un avant-bras.

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Amputé des deux avant-bras.

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Chef boucher amputé du bras gauche. Collection du professeur Amar.

Photos non datées. Publiées en 1929.

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La semaine dernière, nous vous avons présenté deux extraits de Paroles et traits historiques les plus remarquables, un livre de 1892 signé Abbé J. Berthier. Celui-ci vous a entretenu, mesdames, de la manière d’éviter d’être battue par votre époux, et a invité les danseuses à éviter les lacs gelés.
Pour en savoir plus sur le but de cet ouvrage de vertu, nous laissons la parole au Vicaire et à l’abbé (cliquez sur l’image pour l’agrandir) :

Paroles et traits historiques les plus remarquables Berthier 1892

APPROBATION
Nous approuvons le livre qui a pour titre : Paroles et Traits historiques les plus remarquables. C’est un recueil des paroles les plus frappantes et des exemples les mieux choisis. Nous en recommandons la lecture aux prêtres qui y trouveront des faits capables d’intéresser leur auditoire et aux fidèles qui y puiseront des leçons de vertu.
Grenoble, ce 1er mai 1892.
MUSSEL, Vicaire Général.

DÉCLARATION DE L’AUTEUR
Nous soumettons, sans réserve, cet ouvrage au jugement du Siège Apostolique, et nous protestons n’avoir point l’intention de prévenir le jugement du Saint Siège, en donnant parfois le titre de Bienheureux à des personnages recommandables par leurs vertus, ni en appelant du nom de miracles, certains faits que nous rapportons.
Grenoble, Imprimerie Joseph Baratier. — 4-92.

Paroles et traits historiques les plus remarquables Berthier 1892

On l’a vu déjà, c’est rempli de bons conseils. Et de belles petites histoires qui se lisent comme une dépêche d’une agence de presse de l’époque de l’empereur Maximin. Par exemple, Eusèbe, notre correspondant à Rome, rapporte les dangers d’apprendre aux enfants à sacrer :

Blasphème des enfants

Blasphèmes des enfants.
Eusèbe rapporte que l’empereur Maximin fit composer un petit livre plein de blasphèmes contre le Dieu des chrétiens, il le fit distribuer et apprendre par coeur aux enfants des écoles païennes, qui s’en allaient débitant ces blasphèmes. La justice de Dieu ne se fit pas attendre; la peste éclata et fit mourir tant de païens que les bras manquaient pour les ensevelir. L’empereur lui-même perdit la vue, devint fou et se tua. Aucun chrétien ne fut frappé de la peste. Mais quels châtiments ils se préparent, les chrétiens d’aujourd’hui qui blasphèment !…

Bibliothèque Notre-Dame Montréal

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27
avr

Fin tragique d’une danseuse

   Posted by: VM   in 19e siècle, Livres

Pour faire suite au billet de mardi sur les moyens pour les femmes de ne pas être battues par leur mari, un autre extrait de Paroles et traits historiques les plus remarquables, un livre de 1892 où l’abbé Berthier nous relate cette fois la mésaventure d’une danseuse :

Une danseuse

Une danseuse
Parlant de la fille d’Hérodiade qui, pour prix de sa danse, se fit donner un plat, la tête de Jean-Baptiste, saint Ambroise dit : Elle danse, mais c’est la fille d’un adultère. On sait donc l’origine de cette malheureuse danseuse, il faudrait savoir sa fin. On raconte qu’ayant voulu traverser un fleuve glacé, elle enfonça dans la glace jusqu’au cou. Sa tête fut emprionnée par des glaçons, et ses jambes dansèrent sous l’impulsion du courant, jusqu’à ce que les glaçons, se resserrant fortement sous l’action de l’eau, lui coupassent la tête.

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Moyen pour les femmes de n’être jamais battues par leur mari.
Saint Vincent Ferrier se trouvait à Valence en Espagne, quand une femme l’abordant lui demanda un moyen efficace pour avoir la paix avec son mari, qui la maltraitait. Le Saint la laissa parler, et remarquant son bavardage, il lui dit : Allez demander au portier de notre couvent une bouteille d’eau du puits qui est au milieu du cloître; et, quand vous aurez à craindre les colères de votre mari, vous prendrez une gorgée que vous retiendrez longtemps dans votre bouche sans l’avaler. Quelques jours après la femme revint, lui disant que la recette avait réussi, et qu’elle le priait de lui donner encore une bouteille de cette eau. Alors Vincent lui dit : Ce n’est pas l’eau qui a réussi, mais le silence.

Cet extrait est tiré de Paroles et traits historiques les plus remarquables, un livre de l’abbé J. Berthier publié en France en 1892.

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7
avr

Blah

   Posted by: Brebis   in 19e siècle, Dictionnaire médical, Noir et blanc

Hémispasme de la face avec saillie de la langue.

Revue encyclopédique, 1893.

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