L’édition 1998 de Vitesse Lumière s’est tenue à la salle Multi du Complexe Méduse, à Québec.

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On y remarque les noms de plusieurs cinéastes qui n’allaient pas tarder à se faire connaître : Ricardo Trogi (Québec-Montréal, 1981), Francis Leclerc (Mémoires affectives, Un été sans point ni coup sûr) et Izabel Grondin, « grande dame de l’horreur québécois ».
Vitesse Lumière – Festival du vidéo et film fantastique québécois – 2e édition
Vendredi 25 septembre 1998
Conte de l’enfer blanc, de Carnior
’98, Bétacam, 9 min. (fan.) À une époque lointaine, un troubadour raconte la légende du chevalier Darckal dans une petite auberge.
Liberté 66, de Martin Brouard
’97, 16mm, 20 min. (fan.) À la suite d’une overdose, une rock-star est accueillie en enfer par le diable. Celui-ci propose un marché…
Neirrach, de Nicolas Marrois
’98, Vidéo, 6 min. (sur.) Ambiance gothique sur une trame sonore techno, Neirrach nous transporte dans un univers surréaliste et artistique.
Piège à rat, d’Izabel Grondin
’95, 16mm, 5 min. (hor.) Dans une bâtisse désaffectée, trois jeunes gens vivront une aventure… digne des films « gore » italiens.
L’exode d’une étoile, d’Eddie 69
’98, Vidéo, 40 min. (s.f.) Un polar futuriste où le détective borgne Isaac doit protéger une prostituée virtuelle poursuivie par un tueur.
Trou froid, de Francis Daudelin
’95, Vidéo, 7 min. (hor.) Dans une morgue, les fanstasmes se mêlent à la réalité pour créer une avalanche sanguinolente.
Viande et substitut, de Ricardo Trogi
’98, Vidéo, 22 min. (s.f.) En 2004, après une épidémie, il n’y a plus de viandes à Montréal. Que feront pour survivre les mordus de la viande ?
Samedi 26 septembre 1998
Rüben is not well…, d’Izabel Grondin
’96, 16mm, 10 min. (hor.) Excentrique et psychopathe, Rüben invite de jolies filles à découvrir la face cachée de sa folie créatrice.
Nonos ou tragédie grecque, de Patrick et Francis Lauzon
’98, Bétacam, 15 min. (hor.) Un médecin arrogant donne sa dernière consultation dans une maison de campagne cachant un funeste secret.
Sun Spots, de Jeremy Peter Allen
’98, Bétacam, 17 min. (fan.) Attention au soleil ! Il ne dégage pas seulement des rayons lumineux. Il dégage aussi des radiations.
Tomates Tomato, de Mathieu Fontaine
’98, Vidéo, 12 min. (fan.) Version revue et recorrigée de la fable de La cigale et la fourmi.
Guit or die, de Francois Boissinot
’98, Vidéo, 3 min. (hor.) Un message pour les enfants : voici ce qui arrive quand on écoute trop de heavy metal.
L’aspect rétif, de Patrick Boivin
’98, Vidéo, 8 min. (s.f.) Un homme est pourchassé par ses ennemis qui veulent connaître son terrible secret.
This is not a canular, de Francis Leclerc
’98, Vidéo, 12 min. (s.f.) Un message annonciateur de la fin du monde est envoyé du futur par deux survivants d’un petit groupe de Terriens.
Romance et Laser, de Carnior
’98, Vidéo, 21 min. (s.f.) Un heureux mélange de Roméo et Juliette, La guerre des mondes, la série B et le techno.
Ambiance musicale techno avec : Genghis Dhan
Ambiance musicale psychotronique avec : Trashcan Bob
Artiste invité : Neutrino
Animation d’ouverture en 3D : J. Strob Simard
Interludes : Yves Brazil et Patrick Boivin
Pour une deuxième année, ce festival est de retour pour nous faire découvrir un peu plus l’imagination et la débrouillardise québécoises. Une fois de plus, j’ai été surpris de la participation et de l’enthousiasme gravitant autour de ce rêve de vouloir s’évader de la réalité et franchir des frontières encore trop souvent explorées que par nos voisins du Sud. J’avoue m’être demandé si en un an, on avait pas déjà fait le tour de la question au sujet du film fantastique d’ici. Mais quand j’ai vu la programmation de cette année, avec encore plus de films et de meilleures qualités, j’ai réalisé qu’on avait une imagination sans limite et unique. Allant du « gore » en passant par le conte médiéval et la science-fiction, la version 1998 de Vitesse Lumière promet d’être riche en émotions. Merci à tous ceux qui ont participé de près ou de loin à la réalisation de cet audacieux projet, et bon festival ! —Carnior
Pour être honnête, je ne me rappelle guère des films de l’édition 1998. Ça commence à faire longtemps, comme en témoigne l’état de décomposition du programme conservé toutes ces années. Mais je me souviens de Tomate Tomato, qui avait eu mon vote pour le prix Météor.
Cliquez ici pour voir l’endos du programme 1998.
Le festival, dont la première édition s’est tenue en 1997, existe toujours aujourd’hui. Vous pouvez d’ailleurs voir les affiches des éditions précédentes sur le site de Vitesse Lumière.
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