Dino Ciccarelli n’est pas en uniforme ce soir. Il joue nu.
Hockey-là !
Nos camarades de Québec adorent le hockey et nous donnent ici leur version de certaines cartes de hockey.
Par Stéphane Lapointe et Michel Morin. Mats Naslund, ailier gauche, assemblé par le Canadien de Montréal.
Issu d’un IKEA, Mats a réussi trois tours du chapeau, et chaque fois il marquait trois buts. Serge Savard a avoué que le Canadien l’a engagé pour que les autres joueurs paraissent plus gros. Marcel Dionne, centre, Rangers.
À Drummondville dans sa jeunesse, c’est lui qui passait la tondeuse sur la patinoire de gazon entre chaque période. Doyen de la LNH, ça fait si longtemps qu’il y évolue qu’à ses débuts il y avait encore des dinosaures sur terre. Tout ce qu’on peut affirmer cependant c’est qu’il a déjà déclassé le père d’Aurèle Joliat à titre de recrue de l’année. Peter Stastny, centre, kidnappé par les Nordiques de Marcel Aubut.
En plus de sa femme, Peter a deux personnes à charge : ses frères Anton et Marian, à moins que ce soit sa soeur.
Ayant fui son pays pour le Canada, Peter a voulu aussitôt repartir en découvrant la programmation de Télé-4. Quand il jouait à Bratislava, il était tellement pauvre qu’il devait attacher ses patins avec des pelures de patates. Dino Ciccarelli, ailier droit, North Stars du Minnesota.
Brillant joueur, Dino meuble ses étés en occupant un poste de G. O. dans un camp de nudistes. Opposé au port du casque, Dino considère aussi que l’équipement devrait être retiré de l’équipement. Par contre, ses adversaires considèrent que le bâton devrait être retiré des mains de Dino. Exhibitionniste invétéré, Dino est aussi cuisinier dans une Villa du Poulet. Il évolue à l’aile droite.
CROC, avril 1988.
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Être mort a ses avantages. Personne n’ira dire du mal d’un cadavre encore chaud. Dans le cas des personnalités publiques, politiciens ou autres, la mort ou du moins la retraite fait oublier bien des choses. On a récemment jeté un œil sur le cas de René Lévesque, qui dans les semaines qui ont suivi son départ du poste de premier ministre en 1985 était loin d’être aussi respecté qu’aujourd’hui au Québec. En 1986 : Jean Drapeau, maire de Montréal pendant 29 ans, quitte l’hôtel de ville. Évidemment, ce qui suit vient du magazine CROC et pas du Devoir, mais quand même… Je pense qu’on peut dire que la lune de miel était pas mal finie.
Adieu Monsieur le maire…
On avait été gentils avec lui, justement parce qu’on savait qu’il s’en allait. Même que ça faisait un bout de temps que Girerd et Jean-Guy Moreau se tuent à trouver des moyens de nous le rendre sympathique.
Ben non, il ne pouvait pas s’en aller sans ressortir son côté fasciste : il fallait qu’il traite quelqu’un, qui n’est même pas son adversaire, de communiste et qu’il insulte du même coup un éditeur qui ne lui a rien fait et les femmes de ménage.
O. K. d’abord, vous l’aurez voulu monsieur Drapeau: « Vas-tu finir par sacrer ton camp, vieille dépouille ? Tu trouves pas que tu nous a coûté assez cher comme ça, vieux crétin ? Décolle, fais de l’air, fais du vent avant qu’on se rappelle que le rapport Malouf c’était pas une blague de Girerd, mais un vrai rapport écrit par un vrai juge, pour un stade qui nous a coûté une couple de centaines de vrais millions en trop ! Il y a des pays où un politicien qui se permettrait de gaspiller les fonds publics avec autant d’arrogance courrait de bonnes chances de se retrouver en prison. Et ça se permet en plus de nous annoncer que son successeur à la mairie risque de coûter cher à la population ! Ben ça va faire, la morale ! Rentre dans ton trou, vieux radoteux, et va écrire tes Mémoires comme tout le monde ! »
Par Serge Langevin, CROC no. 89, décembre 1986.
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WINNING
— Ça y est, ils reculent, Jacques !
— Bah, ce n’est pas une poignée de Nordiques qui vont me faire peur.
HANGAR L’HORRIBLE
— Ça y est, ils reculent, Michel !
— Bah, ce n’est pas une poignée de Canadiens qui vont me faire peur.
Parodies des quotidiens La Presse et Le Soleil par le magazine Croc, décembre 1984.
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PAYMENTS
— Après les Expos, les Alouettes, les Concordes… Après The Police, Michael Jackson et Diane Dufresne. Mesdames et messieurs… le Stade Olympique accueille Snoopy !!!
BOUBOULECHITTE
— Ce n’est pas un minable animal de BD québécoise qui va venir me prendre ma place !
Ces deux BD font partie des parodies des quotidiens La Presse et Le Soleil par le magazine Croc en décembre 1984. Bouboulechitte se moque du Bouboule d’Albert Chartier, pionnier de la bande dessinée québécoise.
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Cliquez sur les images pour les voir comme il faut en gros-gros, carte et légende.
Vous y découvrirez ou redécouvrirez, ou regretterez dans les deux sens du terme :
* La rue Crescent : Artère de l’ouest de la ville où les Anglos se font croire qu’ils ont beaucoup de fun, en stationnant en double, en buvant du cooler à même la bouteille et en dansant le disco.
* Da Giovanni : Célèbre restaurant italien où les clients patientent en file plus de deux heures à l’extérieur pour avaler en 15 minutes leur repas à l’intérieur. Le manger est mauvais, mais y’en a beaucoup.
* Le fleuve Saint-Laurent : Majestueux cours d’eau qui ceinture l’île de Montréal, à ce qu’il paraît du moins, puisqu’on ne peut plus le voir en raison des condos et des silos à grain qui en bloquent la vue.
* Le Forum de Montréal : Légendaire amphithéâtre. On y présente des shows de rock et, dans un genre plus brutal, du hockey.
* Le Grand Antonio : Yéti montréalais.
* Habitat 67 : Empilade de grosses boîtes de béton armé où vivent des gens riches trop orgueilleux pour avouer s’être fait fourrer en y déménageant.
* L’Hippodrome Blue Bonnets : Piste de course dont le cheval est mort.
* L’Hôtel de ville : En 1967, Charles de Gaulle y lance son célèbre « Vive le Québec libre ». Pendant plus de 20 ans, Jean Drapeau lance mille projets farfelus et extrêmement chers. C’est également ici qu’aujourd’hui Jean Doré met son bicycle.
* Le Montréal Pool Room : Célèbre restaurant qui vend des hot-dogs stimés pour offrir à sa clientèle normale le prétexte idéal pour observer les guidounes de la rue Saint-Laurent.
* ONF : L’Office national du film dont les nombreux documentaires sur l’industrie du crayon à mine ont contribué à faire passer le Canada pour l’endroit le plus ennuyant de la Terre. Tous Montréalais s’arrête devant un jour : le trafic y est éternellement bloqué.
* L’Oratoire Saint-Joseph : Énorme église en forme de gland.
* Le Palais de justice : Étant donné que la justice est aveugle, on a construit ce building sans fenêtres.
* Le Palais des Congrès : Édifice (mal) situé dans le Vieux-Montréal où les congressistes qui ne viennent pas dans notre ville ne se réunissent pas.
* La rue Prince-Arthur qui rappelle un peu Paris, à la condition de n’y être jamais allé.
* Le boulevard René-Lévesque : Grande artère que les Anglo-Montréalais ne prennent pas.
* La rue Sainte-Catherine : 924 magasins, 400 boutiques, 3 modèles de souliers, 2 seules pointures, 1 seule couleur… et même plus de Simpson !
* Le Spectrum : Résidence secondaire de Michel Rivard.
* Le Stade olympique : Seul stade au monde équipé d’un toit rétractable non rétractable.
* Le Théâtre Saint-Denis : Seule salle de spectacles au monde qui peut contenir 1200 spectateurs dans la salle et seulement 25 fumeurs dans le lobby pendant l’entracte.
* L’Université McGill : Université où l’on compte trois gars pour une fille, surtout si elle est saoule et qu’elle aime se faire violer.
* Le Vélodrome : Mélange de piste cyclable et de folie des grandeurs à la Drapeau.
* Westmount : For more information, please consult the English version of this map.
Tiré du magazine CROC Spécial Montréalaid, numéro 118, mai 1989.
Texte de Pierre Huet. Carte de Goldstyn. Illustration de la couverture par Jules Prud’homme.
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