Posts Tagged ‘records’

Les plus petits musiciens
Ils sont petits mais il y en a dedans. C’est souvent la remarque que vous entendez des spectateurs qui viennent d’assister au « show » donné par les frères Minimax. Ils sont deux, deux frères. Le premier, Raynald, pesait 1,30 kg (2 lb et 14 onces) à la naissance et il fait aujourd’hui 39 pouces (99 cm) avec 15 kg (35 livres). Il est organiste et comédien. Denis Fortin, son frère, mesure 43 pouces (109 cm) et pèse 18 kg (40 livres). Il est guitariste, chanteur et comédien. Ce sont des lilliputiens, pas des nains. Ils sont des hommes au physique normalement proportionné mais plus petit qu’à l’ordinaire. Leurs parents et leurs deux soeurs sont de taille normale. Raynald a 32 ans et Denis 31 ans. Ils furent dirigés dans le domaine artistique par le comédien Gérard Vermette en 1972. Ils font de nombreuses tournées dans le pays où ils remportent chaque fois un énorme succès avec leur musique endiablée. Ils ont même battu des records d’assistance au centre commercial Avalon Mall de Saint-Jean, Terre-Neuve, où ils furent reçus en audience privée par son Excellence le Gouverneur général Haig. Le maire de la ville a aussi donné une réception en leur honneur.

La carrière de Jeanne-Mance Cormier connaît un second souffle (genre) grâce à YouTube. Lisez donc l’histoire de sa vie en écoutant son plus grand (gni gni gni) succès.

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La plus petite chanteuse
Jeanne-Mance Cormier ne fait que 45 cm (18 po) de hauteur et elle chante. Physiquement, elle est la plus petite chanteuse mais moralement elle est plutôt la plus grande chanteuse. Elle n’a pas l’usage de ses jambes et elle n’en souffre pas puisqu’elle n’a jamais su ce que c’était que de se servir de ses jambes. C’est une malformation des os, à la naissance, qui est responsable de son handicap. Toute jeune, elle perdit sa mère et son père la plaça dans un foyer privé. Jeanne-Mance fait carrière dans la chanson, comme auteur-interprète. En 1981, à l’occasion de l’année internationale des handicapés, elle lança son premier microsillon intitulé : La chanson de l’handicapé. Elle s’accompagne à la guitare. Chaque année, elle parcourt les quatre coins du Québec et se rend même dans les provinces voisines. Chaque fois, elle émerveille son public avec sa voix qui donne le frisson et son esprit positif qui est le principal handicap de plusieurs spectateurs pourtant sur leurs deux jambes.

Sweet Mary keep on burnin’ ? ♫

Plus grosse femme du québec record

La plus grosse femme
Lorsque Gypsy Joe, le fakir, rencontra Sweet Mary pour la première fois, en 1959, ce fut le coup de foudre comme cela se produit tous les jours. Gypsy Joe travaillait alors pour le cirque Bernard et Berry, à Lemoyne, en banlieue de Montréal. Son coup de foudre était tellement fort que douze jours plus tard il épousait Sweet Mary alors qu’il se produisait dans le cadre de l’Exposition de Trois-Rivières. Ce qui sortait de l’ordinaire à l’époque, c’est que Sweet Mary pesait 196 kg (432 livres), Gypsy Joe 50 kg (110 livres). Quelques années plus tard, ils eurent une petite fille, Marie-Anne, elle était d’un poids normal. Elle est malheureusement décédée à l’âge de six ans d’une pneumonie. Douze ans plus tard, Sweet Mary mourait elle aussi. Elle pesait alors 353 kg (778 livres), presque le double du poids qu’elle avait lorsqu’elle s’était mariée. Elle est décédée des suites d’une intervention chirurgicale. Elle ne s’était jamais plainte de son poids et considérant [sic] que c’était le bon Dieu qui voulait ça de cette façon. Gypsy dit avoir passé de bons moments en sa compagnie et que ce furent douze années de bonheur le temps qu’ils vécurent ensemble.

R.I.P. André Roussimoff (1946-1993), le gentil géant Ferré.

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Les problèmes d’être grand
Lorsque vous faites 2,23 m (7 pieds quatre pouces) de hauteur, vous réalisez que ce monde n’a pas été fait pour vous. C’est le cas du géant Ferré, ce lutteur qui vit au Québec depuis 1971. Il est d’origine française, de la région des Alpes. Jusqu’à 12 ans, il n’y avait pas de problème. C’est à ce moment qu’il se mit à grandir un peu plus que la normale et que ses amis commencèrent à aimer mieux être de son bord. Jean Ferré ne compte plus le nombre de fois qu’il se frappe la tête contre les cadres de porte. Quand il s’asseoit ou se couche, il arrive souvent que la chaise ou le lit cède sous son poids de 226 kg (500 livres). Les urinoirs dans les salles de toilette pour homme sont la plupart du temps trop bas et les miroirs dans les chambres d’hôtels aussi lorsque vient le moment de se raser. Dans les transports, c’est toujours la même chose, il manque d’espace pour placer ses jambes. Il chausse des pointures 20 et il doit faire confectionner ses vêtements car il n’en trouve pas sur le marché. Il y a sûrement un gérant de restaurant qui se souvient de lui. Jean Ferré avait demandé une table et le gérant lui répondit : « prends celle-ci  » ; Ferré s’exécuta et arracha la table en demandant au gérant si c’était bien la bonne. Dans sa famille il n’y a pas que lui de grand, son grand-père faisait 2,33 m (7 pieds 8 pouces). Ce à quoi rêve Jean Ferré, c’est de faire du cinéma. Pourquoi pas ? Vous le voyez ici sur la photo en compagnie de l’animateur des combats de lutte à Québec, le populaire Jean Gravel. Ce dernier mesure quand même 1,77 m (5 pieds 10); vous voyez la différence.

Tous ces articles sont tirés de l’Almanach Jupiter des records et des exploits du Québec.
En voici plusieurs autres extraits sur le site.

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L’Almanach Jupiter des records et des exploits du Québec est une source inépuisable de divertissement, on vous l’avait dit l’autre fois ! Tel que demandé ces derniers jours sur notre page Facebook, voici, tiré du même ouvrage, Landry-la-mâchoire !

Il a eu beau travailler aux côtés de Buffalo Bill, de développer maints tours de force et donner mille et un spectacles, c’est sa mâchoire qui l’a rendu célèbre. Prudent Landry, le roi de la mâchoire, soulevait des sacs de farine de 45 kg (100 livres) alors qu’il n’avait que cinq ans. Son grand-père, David, voulait qu’il soit un jour plus fort que Louis Cyr. Doué d’une force peu commune, on reconnut cependant vite que sa mâchoire était encore plus extraordinaire. À 13 ans, il soulevait de terre, avec ses dents, un baril de 408 kg (900 livres). Prudent fraya avec les Cyr, Lambert, Barré, Cloutier, Décarie et plus il prenait de l’âge, moins il enviait ces surhommes adulés, étant devenu lui-même le champion du mnde de la mâchoire après avoir levé avec ses dents un poids de 872 kg (1 923 livres). La route internationale s’ouvrit alors et Lou Dufour l’engagea dans son cirque pour une tournée des États-Unis. Lançant défi sur défi, il fit même face au géant Kelso, un petit… homme de 282 kg (623 livres) et, évinça, en sa présence, le dernier record homologué et ses dents, cette fois-ci, retinrent 2 037 kg (4 492 livres) et aussi l’attention des spectateurs. C’était en 1906. Avant de travailler pour le cirque de Barnum et Baily, Prudent s’associa avec Buffalo Bill et Flossy La Blanche pour former pendant un an le « Landry Big trio ». D’autres tournées l’amenèrent en 1928, en Allemagne et jusqu’en Russie. C’est en 1930 qu’il commença sa vie publique dans la région du Saguenay. Plusieurs familles de cette région gardent encore le souvenir de ses exploits, soit un fer à cheval ou une barre de fer qu’il s’amusait à plier avec ses dents. En effet. quand Landry eut cassé un fer à cheval de bonne dimension que le forgeron Ulisse Larouche avait trempé (pour le rendre ainsi deux fois plus solide) sa réputation fit le tour du canton comme une traînée de poudre. Que ce fût pour lever 18 hommes de terre avec sa seule mâchoire, ou une table de billard sur laquelle avaient pris place deux gros hommes d’Alma, Landry n’avait pas son pareil et aucun poids ne résistait à ses maxillaires magiques. Dans un spectacle, au théâtre d’Alma, trois hommes ne réussirent pas à tourner un manche de hache qu’il tenait solidement entre ses dents. Il répéta l’expoit à Saint-Jérôme alors qu’un des trois hommes était Victor Delamarre.

La plus forte mâchoire
Pas question de vous sauver si Christian Michelin a décidé du contraire. Que vous soyez en moto, en auto, en camion ou même dans un train ou un autobus. C’est que M. Michelin a la mâchoire la plus forte. Grâce à un dispositif spécial qu’il place entre ses dents, auquel vient s’attacher une chaîne qui le relie à un camion ou une voiture de toute sorte, Christian Michelin demande au conducteur d’accélérer; il a beau avoir le pied pesant sur la pédale d’accélération, si Michelin a décidé de le retenir sur place, il n’avancera pas d’un pil. M. Jean-Louis Chaîné en a fait la preuve lorsqu’il se présenta avec son camion de 22 tonnes. Michelin, un gaillard de 102 kg (225 livres) et mesurant 1 m 70 (5 pieds et 7 pouces) est Français d’origine, natif de la région des Ardennes. Son ambition est de devenir l’homme le plus fort au monde et de se promener d’un pays à l’autre avec son chapiteau sous lequel il présenterait son spectacle intitulé « les sept travaux d’Hercule ». Pour y arriver, Christian Michelin s’entraîne tous les jours pendant quatre heures. Il soulève des poids et des haltères. Question de se faire la dent, il lui arrive souvent de prendre deux motos avec leur conducteur. Il leur lance le défi de se sauver. Michelin met en place sa chaîne qui le relie aux motos et donne le signal aux motocyclistes d’accélérer. Tout ce que vous pouvez voir, c’est de la fumée, les roues arrière tournent dans le vide en frôlant l’asphalte, ce qui occasionne la fumée qui provient des pneus qui commencent à avoir chaud. Ce n’est pas tout, Michelin peut soulever de terre un poids de 505 kg (1 114 livres), il s’amuse aussi à tordre des barres de fer de 1,59 cm d’épaisseur en les frappant sur son avant-bras à grands coups.

Malheureusement, Christian Michelin, qui présentait ses tours de force il y a quelques années encore, est décédé en août 2010 à l’âge de 71 ans.

Le « jeune de six millions », suivi d’une vidéo assez… euh… spéciale…

Le jeune de 6 000 000 $
À 10 ans, les jeunes n’ont pas tous le goût ou la capacité de se faire passer sur le corps par une voiture ou de se faire casser de grosser pierres placées sur le ventre. La plupart des jeunes de cet âge sont encore à l’école, mais ça aussi ce n’est pas toujours le désir de chacun. En tout cas pas celui de Luc Héon. Il préfère réaliser ses exploits que d’aller à l’école. Il faut dire qu’il a été influencé par son père Gaston, plus connu sous le nom de « Hercule canadien ». Son fils Luc a choisi de suivre la même voie que lui et ils travaillent ensemble. Son père lui transmet ses techniques, c’est une école si vous voulez. On se laisse pas passer une voiture sur le corps comme ça, il y a des techniques. C’est un poids de deux tonnes qui va passer sur vous, il faut donc savoir s’y prendre. Pour Luc Héon, pas de problème, cela fait partie de son spectacle. Question de se détendre un peu, juste après ce numéro, il se couche sur le dos et son père lui place sur le ventre une pierre qui fait plus que son poids, il prend une masse et la casse en petits morceaux. Un peu comme une bûche sur laquelle vous fendez du bois, le jeune Luc ne bronche pas. Il ne ressent aucun trouble de digestion par la suite, pour autant ce n’est pas un exercice à prescrire à ceux qui souffrent de troubles d’estomac. S’il a les abdominaux solides, le jeune Luc Héon a aussi un dos à toute épreuve. Alors que la plupart des gens détestent se faire jouer dans le dos, Luc Héon adore ça, il peut supporter un poids de 317,5 kg (700 livres) sur son dos; en voilà un qui a le dos large, il est capable d’en prendre. Le jeune Héon a impressionné la télévision américaine mais un peu trop. Les responsables de la plus populaire émission de télévision « That’s incredible » ont jugé que les prouesses du jeune Héon risquaient d’influencer d’autres jeunes de son âge qui n’avaient pas la préparation nécessaire pour accomplir de telles performances et qu’il y avait des risques que cela entraîne des dommages irréparables pour d’aucuns; ils décidèrent alors de ne pas présenter le jeune Héon dans le cadre de cette émission la plus écoutée.

On a cherché sur Google pour Gaston Héon et son fils Luc, et on les a trouvé dans Toute la Bible en parle (!) où on voit le duo en compagnie d’un ours lutteur prénommé Guy-Guy. Ça commence vers la troisième minute du vidéo. À voir ici.
Luc Héon avait 20 ans à cette époque. L’ours en avait sept et l’animateur s’inquiète vivement de le voir s’échapper en sautant dans le fleuve (l’ours, pas Luc)… On y apprend également que Guy-Guy aime bien boire du Pepsi. Ensuite Luc annonce avec la peur dans la voix que Jésus est sur le bord de venir nous chercher. Alors pour se calmer, il retourne se battre avec l’ours (vers la 19e minute du clip si vous voulez pas vous le taper au complet), et son père en profite pour nous annoncer qu’il est certain que son fils prend de la drogue à l’école. Bon… eh ben… J’vous ai-tu donné le lien ? Oh oui, allez le voir !

Y’a pas que la mâchoire dans la vie. Il y a aussi le menton :

Le menton plus fort que les bras
Tout petit, on aime imiter les grands. Jacques Boissonneault n’était pas différent des autres à l’âge de 12 ans. Il assista un jour à une pièce de théâtre là où son frère était pensionnaire. Il y avait là un équilibriste qui a donné un spectacle. Une fois à la maison, Jacques Boissonneault a voulu faire la même chose. Il plaça une chaise sur son menton pour la faire tenir en équilibre et il y arriva facilement. Il venait de découvrir son talent en même temps que sa vocation. Il se mit à ajouter des chaises et il réussissait quand même à faire tenir tout ça en équilibre. Il découvrit très vite que son menton était plus fort que ses bras et qu’il n’y arrivait jamais ailleurs que sur son menton. À 18 ans, c’est le début officiel de sa carrière, aujourd’hui, après 25 ans de mariage avec cette carrière, il a donné 1000 représentations défiant la mort à chaque fois. Un de ses numéros consistait à placer deux petites planches superposées, en équilibre, au bout d’un manche à balai; à chacune des extrémités de ces planches, il plaçait un petit réchaud à l’huile dans lequel il mettait le feu pour ensuite y déposer un silex à café. Une façon comme une autre de faire son café le matin, n’est-ce pas ? Il mettait l’autre extrémité du manche à balai sur son menton et il descendait par la suite se coucher au sol sur le dos en maintenant tout l’appareil en équilibre. Vous voyez un peu ce que cela donne. Il faut être poli dans la descente et ne laisser s’échapper aucune goutte de café car il est bouillant. ll ne faut surtout pas que se produise un déséquilibre avec ces quatre silex à café dans les ars juste au-dessus de lui. M. Boissonneault présente plusieurs numéros aussi dangereux les uns que les autres. Il place une hache en équilibre sur son menton et il y ajoute ensuite trois autres haches en équilibre les unes par dessus les autres. Il est couché sur le dos comme dans le numéro avec les silex à café. Il met aussi la pointe d’une épée en équilibre sur son menton, ce qui a pour effet de faire pénétrer l’épée jusqu’à l’os du menton et de le faire saigner chaque fois qu’il répète ce numéro. Son spectacle en énerve plusieurs, il lui est déjà arrivé que le patron du club qui l’engageait annule son spectacle parce qu’il avait trop peur. Quand M. Boissonneault présente son spectacle, on pourrait entendre une mouche voler, tout le monde retient son souffle et vous n’entendez que des briquets qui s’allument, ce qui démonte l’état de nervosité de ceux qui assistent au spectacle. Lui aussi est nerveux, mais cela se passe la semaine précédant le spectacle. Il ne mange pas ou presque. Sa femme ne peut même plus voit ses exploits tellement elle craint le pire.

L’homme-remorque
Il est plutôt rare qu’un garagiste voit arriver chez lui une voiture en panne tirée par un homme en chaise roulante, travail normalement réservé à une dépanneuse spécialement équipée pour ce genre de travail. C’était pourtant bien ce tableau qui s’offrait à notre garagiste ce jour-là. Valdi Brignonne découvrait bien plus que ça ce jour-là; il venait de prendre conscience qu’il existe en nous des forces insoupçonnées qui ne demandent qu’à être utilisées, il suffit d’y faire appel. C’est ce qu’il avait fait en ce matin de mai 1973. Sa voiture est tombée en passe sur l’autoroute et malgré ses appels répétés de détresse pour avoir de l’aide et déplacer sa voiture pour la mettre en sécurité, personne ne le voyait ou ne l’entendait. Il pensa soudain à ses câbles dans le coffre de sa voiture, il décida de relier sa voiture à sa chaise roulante avec ceux-ci et de remorquer sa voiture au garage le plus près. C’est à ce moment que les curieux se sont arrêtés non pas pour lui offrir de l’aide mais plutôt pour le voir tirer sa voiture d’une façon aussi originale. C’est sans doute ce qui a permis à Brignonne de doubler ses forces et de réaliser cet exploit. Depuis ce temps-là, Brignonne a fait le tour du Québec, d’une ville à l’autre, d’un centre commercial à l’autre pour démontrer que ce n’est pas la longueur d’une colonne vertébrale qui fait la force. La sienne n’a que 20 cm (huit pouces) à partir des cervicales suite à une chute du mât de son chalutier qui le paralysa. Pour Valdi Brignonne, la force est dans notre tête. Depuis cette panne de voiture sur l’autoroute, où il a pris conscience de cette puissance qui sommeille en chacun de nous, Brignonne s’en sert pour améliorer son état physique et pour transmettre aux gens ce message; pour cela il faut toujours donner des preuves de ce que l’on avance et c’est ce qui explique ses déplacements aux quatre coins du Québec où il accomplit ses tours de force. Il est loin le temps où il a tiré sa voiture, aujourd’hui il peut même tirer une dépanneuse et encore plus il y ajoute, derrière, un autobus pour faire plus spectaculaire. Il dit pouvoir tirer jusqu’à 42 tonnes de cette façon. Valdi Brignonne n’a pas fini d’étonner les Québécois.

Enfin ceci ne serait pas complet sans le plus grand iconoclaste que le Québec ait connu, Antonio Barichievich (1925-2003), le célèbre Grand Antonio.

Et le Grand Antonio
Celui qui fait le plus parler de lui de nos jours, c’est le grand Antonio. Il sais soigner son image. Il a adopté l’allure de l’incroyable Hulk de la série télévisée et il voudrait bien réaliser le plus grand rêve de sa vie : tourner un film en Inde qui s’appellerait « l’incroyable homme des neiges »; évidemment le rôle principal serait tenu par The Great Antonio. Il n’a pas besoin d’être fort pour impressionner, Antonio. Contrairement à tous les autres hommes forts, Antonio ne passe pas inaperçu, avec ses 231 kg (510 livres) et ses 1,93m (6 pieds quatre pouces), sa barbe et ses cheveux longs. Il a parcouru le monde entier pour s’affronter à des lutteurs les plus populaires de leur pays. Antonio les prenait par dix et les faisait voler par dessus bord. Antonio est aussi solide que l’arbre sur lequel il vient au pas de course s’arrêter pour endurcir ses abdominaux. Antonio prend plaisir à s’entraîner de cette façon et pas besoin de vous dire aussi il y va de bon coeur. Il sait choisir parmi les plus gros arbres, sinon il risque de tomber par terre avec l’arbre s’il l’a choisi trop faible. Antonio s’est surtout fait connaître avec des combats de lutte, ce qui ne l’empêche pas d’accomplir des prouesses de temps en temps. En 1983, l’équipe de l’émission américaine Real People venait à Montréal pour faire tirer quatre autobus Voyageur par Antonio. Les autobus sont reliés entre eux par des chaînes et Antonio enroule l’autre bout de la chaîne à son épaule pour tirer. Pour passer le temps, il lui arrive très souvent de se rendre au coin de la rue et d’attendre l’autobus de la Commission des transports de la Communauté urbaine de Montréal. S’il attend l’autobus, ce n’est pas pour monter à l’intérieur comme tous les autres usagers. Antonio est placé dans la rue à quelques pieds avant l’arrêt, de sorte que le conducteur doit s’arrêter ou passer sur lui. Antonio offre alors au conducteur de tirer l’autobus avec ses voyageurs à l’intérieur jusqu’à l’arrêt final. Certains conducteurs refusent et Antonio les laisse passer en maugréant un peu quand même. Parfois, le conducteur joue le jeu. Il place son véhicule en position neutre et enlève les freins. Antonio installe alors sa chaîne sous le pare-chocs et l’autre bout de à son épaule droite, il tire de toutes ses forces. L’autobus avance lentement puis, à destination, les voyageurs descendent.

Pour les intéressés, un site à voir avec de très belles affiches de l’âge d’or de l’homme fort :
Old Time Strongmen.
Il y a beaucoup de Québécois sur le site, le Grand Antonio et Gaston Héon notamment, mais aussi des types tels Victor Delamarre, mentionné ici dans un billet précédent.

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Comme si vous aviez pas déjà assez mal à votre Québec de même après notre champion mangeur de hamburgers d’hier… voici quelques autres extraits choisis de l’Almanach Jupiter des records et des exploits du Québec. Oui, oui, oui !!!

Une boule de « tape »
C’est en jouant au hockey que Pierre Rousseau a eu l’idée de ramasser le « tape » servant à protéger les bâtons de hockey pour en faire une boule. Après chaque partie, il faisait le tour du vestiaire pour ramasser les morceaux qui traînent. Cette boule atteint maintenant un poids de 34 kg (75 livres) et il s’est rendu la présenter à l’émission de télévision « le Monde en Folie » animée par Gaston Lepage et Marcel Béliveau que nous apercevons sur la photo. Pierre Rousseau a l’intention de continuer ce passe-temps jusqu’à ce qu’il ne joue plus au hockey.

Mise à jour : Pierre ne joue plus au hockey depuis qu’il est mort écrasé par sa SAUDITE boule de « tape ».

Un p’tit vieux ben fort
« Je ne suis pas l’homme le plus fort, je suis un homme qui aime à forcer » vous dira Donat Gadoury si jamais vous le qualifiez d’homme le plus fort. Il vous expliquera que son père lui a toujours dit de ne pas mentir et qu’il ne sait pas, lui, s’il est l’homme le plus fort. Il peut toujours arriver quelqu’un lors d’une compétition et faire mieux que vous, pense M. Gadoury. La preuve, c’est ce qu’il a fait lui-même un jour alors que Victor Delamarre donnait une exhibition. Il invitait quiconque pouvait faire mieux à monter sur la scène sachant très bien que personne d’autre pouvait répéter son exploit. Ce jour-là Donat Gadoury était dans la foule et plusieurs personnes qui le connaissaient insistèrent pour que Donat se présente sur scène. L’animateur semblait se moquer de moi au micro en voyant un petit homme de 1 m 70 (5 pieds 7 pouces) pesant 72 kg (160 livres), ajoute Gadoury. Une fois sur place, il souleva d’une façon plus spectaculaire que Victor Delamarre venait de le faire, une plate-forme de 204 kg (450 livres) avec 18 hommes montés dessus, soit un total de 1 633 kg (3 600 livres). M. Gadoury se souvient que Victor Delamarre n’avait pas apprécié cette séance et qu’il était mauvais perdant. La première fois où le p’tit vieux, comme il le dit lui-même, a exposé sa force en public, c’était en 1947, une année avant son anecdote chez Victor Delamarre. C’était à l’amphithéâtre de Joliette lors du passage des frères Baillargeon. Il avait 39 ans. (…) Aujourd’hui à 75 ans et demi (à l’été 1983) Donat Gadoury n’en finit pas d’émerveiller. (…) Pas surprenant que ses voisins fassent encore appel à ses services lorsqu’ils ont de gros meubles à déménager.

Un cortège et une fanfare pour une saucisse. Only in Québec… Gary Carter était sur place.

Le plus gros hot-dog
Le plus gros hot-dog a été présenté au Stade olympique de Montréal, le samedi 20 août 1977, avant la joute entre les Expos de Montréal et les Braves d’Atlanta. Le hot-dog colossal, fait par les Aliments Hygrade Inc. de Montréal, les fournisseurs officiels de viande au Stade olympique, pesait 78 kg (171 livres 8 onces). Le pain à hot-dog, fait par la boulangerie de Steinberg Ltée, les fournisseurs officiels de pain au Stade olympique, pesait 18 kg (40 livres), pour un grand total de 96 kg (211 livres et 8 onces). Le super hot-dog possédait les mêmes ingrédients qui se trouvent dans tous les hot-dogs Hygrade, c’est-à-dire : le porc, le boeuf et le poulet désossé. Le super hot-dog représentait l’équivalent de 2 063,15 saucisses Hygrade. Sept hommes ont travaillé afin de créer le plus gros hot-dog, ce qui a pris 9 heures et demie pour la cuisson. Il mesurait 2,83 m (neuf pieds trois pouces et demi) en longueur avec une circonférence de 61 cm (24 pouces et trois-quarts). Un brancard spécial a dû être construit afin de transporter le hot-dog autour du Stade olympique. La fanfare de 85 membres la Clique Alouette de Patro Laval, de Québec, a introduit le hot-dog géant qui a ensuite fait son entrée triomphante avec un cortège qui comprenait les célèbres personnages : Tintin, le Capitaine Haddock, Dupont et Dupond. Le hot-dog a aussi été un porte-bonheur aux Expos qui ont gagné la partie 6-3. Le fameux hot-dog fut par la suite dévoré par les employés de la compagnie Hygrade, leurs femmes et leurs enfants à l’occasion du pique-nique annuel.

Mise à jour : Le pique-nique annuel des employés de la compagnie Hygrade en 1977 a été suivi de la première diarrhée collective annuelle des employés de la compagnie Hygrade.

Est-ce un hasard si le record de petitesse appartient à un livre qui s’appelle Histoire du Québec ?

Non, René Lévesque serait pas fier de nous.

Dans les prochains jours : quelques autres extraits de cet Almanach fantastique. (Si vous comprenez bien, on est en train de vous dire « À la prochaine fois »).

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24
juin

On est six millions, faut se manger

   Posted by: VM   in Absurde, Années 1980, Livres

Pour souligner la Saint-Jean-Baptiste et l’esprit d’initiative des Québécois, quoi de mieux que d’aller puiser dans l’Almanach Jupiter des records et des exploits du Québec. Ça donne envie d’organiser un référendum à chaque fois.

record concours mangeur hamburgers hamburger Québec exploit

Il mange 19 hamburgers en 30 minutes
C’est en entendant à la radio locale qu’une promotion spéciale se déroulait dans un restaurant Lucky Luke pour découvrir le plus gros mangeur de hamburgers que Jean Baillargeon a pris la décision de s’y inscrire. Ce jour-là, le vainqueur de la première manche (il y avait 32 participants) avait réussi à s’envoyer 10 hamburgers derrière la cravate. Jean Baillargeon a fait le test à la maison pour savoir s’il pouvait faire mieux. Il en a mangé 16 tout simplement. Jean Baillargeon avait fraîche à la mémoire son expérience, chez Dunkin’ Donuts, quelques mois plus tôt. Une annonce invitait les clients en disant « des beignes autant que vous en voulez pour 0,79$ ». Il n’y avait aucune limite sur l’annonce. Jean Baillargeon a vu ça et il a décidé de profiter de l’offre qui passait. Il voulait aussi voir la réaction de la jeune fille derrière le comptoir. Il en commande un, le mange, un autre, même chose, jusqu’à six, puis la jeune fille fait appel à son patron pour lui présenter le client un peu spécial. Ce dernier décide de le servir en lui donnant deux beignes à la fois. Jean Baillargeon croyait qu’on lui offrirait un billet de 20$ pour avoir la paix, ce ne fut pas le cas. Il s’est arrêté à 33 beignes et ce n’était pas un concours.

Pour revenir à la promotion des hamburgers, les organisateurs promettaient un voyage pour deux en Floride toutes dépenses payées pour celui qui en mangerait le plus et 1000$ en supplément s’il battait le record de l’Américain Allen Peterson qui lui avait déjà mangé 20 3/4 hamburgers de 100 grammes (3 1/2 on) chacun, soit 2.07 kilogrammes (4 1/2 lb). La troisième journée de la promotion qui devait en durer quatre, Carol Dumont a mangé 12 hamburgers, c’était le gagnant de la troisième des quatre manches. Le dimanche 23 août 1981, Jean Baillargeon faisait son entrée, 15 minutes plus tard, il avait déjà mangé 15 hamburgers au ketchup, il n’aime pas la moutarde. Dans les 15 minutes suivantes, il mangeait 4 autres hamburgers. Au total 19 hamburgers de 113,50 grammes (4 on) chacun, pour 2.15 kilogrammes (4 3/4 lb). Il avait battu le record de Peterson en poids mais non en quantité. Il a eu droit au voyage pour deux dans le sud et au chèque de 1000$. Avec ses hamburgers, Jean Baillargeon a bu sept verres de 295 ml (10 onces) de Seven-up.

Almanach Jupiter des records et des exploits du Québec, 1983.
Ce même livre nous a aussi donné l’histoire de ce jeune homme déterminé à échouer battre un record aux jeux vidéo.

Bonne fête Québec ! Merci Jean Baillargeon ! On est Baillargeon faut se parler !

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16
juin

Zdeno Chara ?

   Posted by: VM   in Absurde, Années 1980, Hockey, Livres, Photos

zdeno chara tallest stanley cup champions boston bruins nhl hockey horse slovakia

TALLEST AND STRONGEST HORSES: Firpon, a Percheron-Shire cross stood 7 ft 1 high.

Guinness Book of World Records by Norris McWhirter, Bantam Books, 1982.

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Ça, c’est de l’or en barre. L’Almanach Jupiter des records et des exploits du Québec. Comme vous pouvez en juger par cette photo, c’est un livre de référence qui a été feuilleté à plus d’une reprises dans les soirées mondaines. Publié en 1983, c’est environ 200 pages et « plus de 125 photos » des « histoires insolites et bizarres » du Québec. C’est super mal écrit, et ça vaudrait la peine d’en numériser au moins la moitié. D’autres extraits apparaîtront sur le site, soyez-en certains. Aujourd’hui, un « jeune étudiant de 18 ans » tente de battre un record sur une machine d’arcade, échoue constamment, et cherche des excuses.

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Le champion vidéo
Le jeune étudiant de 18 ans Christian Gingras a essayé à deux reprises de battre le record d’endurance de 72 heures sur jeu vidéo. La première fois, en mai 1983, il s’est rendu à 36 heures et 45 minutes. La solitude et la fatigue ont eu raison de lui. Ce genre d’exploit ne permet pas de relâche, il faut continuellement jouer, ce qui rend impossibles les périodes de repos de cinq minutes à l’heure comme c’est souvent le cas dans de telles circonstances. Le jeune Christian Gingras a cependant eu une consolation, il a réussi à accumuler 60 800 000 points sur sa machine Joust, ce qui constitue un record puisque la bible dans ce domaine, la revue Jouststick, rapportait dans sa livraison de mai que le record était de 7 millions de points. Cependant, Christian Gingras n’a pas réussi l’objectif qu’il s’était fixé, celui de passer plus de 72 heures à la barre. Insatisfait de sa performance, il s’est repris un mois plus tard. Cette fois-là encore, il n’a pas réussi. Tout ce qu’il a pu faire, c’est de se rendre à 61 heures et deux minutes. Il était quand même très près de son objectif. Cette fois, c’est la chaleur qui a eu raison de lui. Son frère est venu le chercher et Christian Gingras se promettait de reprendre cette performance lorsque la température sera plus basse; il tient absolument à dépasser la marque de 72 heures. Dans cette deuxième tentative, il a accumulé 98 565 550 points. Christian Gingras est un étudiant en électronique et ne s’intéressait à ces machines électroniques que depuis six mois lorsqu’il a décidé de s’attaquer à ces records. Il jouait en moyenne cinq heures par semaine, ce qui lui faisait débourser 0,50$ par semaine pour ses loisirs. C’est ce qu’il avait trouvé de plus économique.

Ce qui m’a fait penser à ça, outre le fait que ce livre est cher à mon cœur et que j’y pense souvent, c’est la bande annonce de The King of Kong: A Fistful of Quarters, un film qui a l’air, ma foi, assez fantastique :

23
avr

Grosses saucisses

   Posted by: Brebis   in Années 1990, Musique, Pub

matador1994

My four wives have joined me in my new business and it is still the same family-owned operation, whith the same personal attention to quality product, superiority and service that has made us « The House of Quality » ever since we began to make sausages in 1989.

Sausages to be heated:

  • The Jon Spencer Blues Explosion, Orange, serve hot.
  • Pizzicato Five, Made in USA, with a touch of Paprika.

Matador Records, 1994.

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