Posts Tagged ‘Solange Harvey’

C’est maintenant la tradition du vendredi : voici de nouveaux extraits du livre Le Courrier du bonheur de Solange Harvey. Publié en 1978, cet ouvrage contient des lettres choisies parmi les premières reçues par la regrettée courriériste du Journal de Montréal.

Le courrier du bonheur, Solange Harvey

Même si certains devaient bien le lire pour mieux détester son auteure, le Courrier de Solange a connu un succès indéniable, et ce pendant un quart de siècle. Il a été publié de 1975 à 2000 et le matériel n’a sûrement jamais manqué. Parmi les raisons, l’incorrigible tendance de l’être humain à ne jamais être satisfait de rien. D’ailleurs, l’un des thèmes sous lequel Mme Harvey a réuni les lettres de ce premier recueil était « Les faux problèmes »…

Mais une grande raison du succès du Courrier était les réponses de Solange, habituellement très directes. Et celles des lecteurs, qui n’hésitaient pas à lui écrire pour lui souhaiter toutes sortes de malheurs. Et à ceux-là, Solange n’hésitait pas à les convier à sa version d’une rencontre à 4 heures au rack à bécique :

Pourquoi vomir la souffrance?
Je veux vous rappeler une lettre passée dans votre chronique et dans laquelle une jeune femme vous disait qu’après sept mois de grossesse, elle avait perdu son bébé et qu’elle ne pouvait oublier son enfant. Je trouve que votre réponse a été celle d’une personne qui n’a pas de sentiments. J’ai perdu mon bébé à plus de sept mois. Je l’ai même vu dans l’incubateur et je vous jure que le choc que j’ai eu lorsqu’il est mort, personne ne peut le comprendre. Ce petit être avait tous les droits de vivre, s’il n’eût été du service hospitalier qui existe dans ce monde pourri. Vous êtes peut-être trop vieille pour que ça vous arrive, mais je vous l’aurais souhaité… —Fille-mère, 25 ans.
Vous souffrez beaucoup et je vous comprends du fond de mon coeur. Vous devriez considérer comme une grâce que le Créateur ait ramené à lui ce cher petit. Je trouve que vous faites preuve de lâcheté en refusant d’accepter cette épreuve et en accusant tout le monde autour de vous. Vous ne faites que projeter votre propre culpabilité sur les autres. Venez me rencontrer et je vous raconterai ce que j’ai vécu; vous pourriez alors juger si je mérite ce que vous me souhaitez. Moi, je vous souhaite de trouver la paix, l’amour et la lumière.

On l’ai dit dans le billet de vendredi dernier : Solange Harvey faisait beaucoup référence au Créateur, au Grand Maître, etc. D’ailleurs, elle parle de Dieu dans l’introduction du présent recueil. S’il faut en croire l’article Wikipedia à son sujet, elle faisait partie des Alcooliques Anonymes, où remettre son sort entre les mains du Tout-Puissant, peu importe comment on le concevoit, fait partie des fameuses douze étapes. Mais essayer de flatter Solange dans le sens du poil en invoquant Dieu, ça ne marche pas ! Ce billet s’intitule « Solange se le fait dire », mais dans la lettre suivante, c’est son correspondant qui a droit à sa façon de penser :

À qui la faute?
Chère Solange, il y a quelques temps, vous avez répondu pas mal brusquement à un homme dont la femme avait quitté le foyer pour aller vers un autre homme et cela après 27 ans de mariage. Moi aussi, ma femme m’a quitté. J’ai 47 ans et je vous jure que ce n’est pas facile à accepter. Pourtant je lui donnais tout matériellement. Ceci s’est passé il y a huit mois et je n’en suis pas revenu encore. Mes deux enfants sont avec elle et elle travaille. Mais moi dans tout ça, avez-vous songé à quel point je peux me sentir désemparé et seul? Je vous lis chaque matin et je vous aime bien quand même car par vos écrits, je me rapproche tranquillement de Dieu. —R.
Croyez-vous honnêtement que votre femme en est revenue, elle? Deux enfants à s’occuper en plus de son travail et de l’entretien de la maison, c’est beaucoup de responsabilités. Je ne veux en aucune façon vous blâmer mais je le redis, une femme ne décide pas comme ça, du jour au lendemain, de partir juste pour le plaisir.

Voici les liens vers nos billets des semaines précédentes consacrées à ce Courrier du bonheur.
29 avril : Miracle en prison et Les gars de la taverne
6 mai : Il aime les jeunes de 14 ans, Une vie axée sur le sexe, et plus…
13 mai : L’amour à trois, Cartomancienne de malheur, et plusieurs autres…

Incoming search terms:

solange harveychers mesdames un bon garsqui es tu pour juger ton prochainlettre de bonheurvomir son travailsituation des femmes avant 1930 lettremalheurlettre de pardon a sa copinela soufrance quand tu perd lamoursjournal de montréal 1960

Comme chaque vendredi, voici d’autres extraits choisis du livre Le Courrier du bonheur de Solange Harvey, publié en 1978. Il contient des lettres reçues dans son fameux courrier du cœur, qu’elle a tenu dans le Journal de Montréal de 1975 à 2000.

Le courrier du bonheur, Solange Harvey

Allons-y gaiement avec une femme que son conjoint désire pimper :

Prisonnière d’un impossible amour
J’ai 25 ans et mon ami en a 32. Je fais l’amour avec lui très souvent, mais il me demande de faire l’amour à trois. Je refuse toujours. Il voudrait que je couche avec les hommes et que je me fasse payer. Lui, il sort souvent seul. Il me dit de rester à la maison et menace de me tuer si je couche avec un autre que lui. Il est divorcé et a un enfant de dix ans. Je travaille, mais il ne me reste jamais un sou. Il me dit souvent qu’il veut sortir avec une autre fille, puis il me dit qu’il m’aime beaucoup et qu’il ne veut pas me quitter. Moi aussi, je l’aime. Je lui dis d’aller travailler, mais il ne veut pas. Il reçoit beaucoup d’appels de filles et lorsqu’il sort, je lui demande de m’emmener avec lui, mais il ne veut pas. Quand je suis seule, je pleure souvent. Je voudrais mourir, mais je l’aime beaucoup. J’attends un bébé et il s’en fout. Ça fait deux mois que ça dure. Je voudrais des conseils pour le garder avec moi. —Une désespérée.
Je ne peux pas, en toute honnêteté, te donner de conseils pour garder cette homme (…) ça me dépasse de penser qu’en 1977, il y ait des gens aussi masochistes et ignorants (…) Je t’envoie des pensées de lumière et de force.

La lettre du prochain correspondant se résume ainsi : il a envie de fourrer.

Trop ancré dans les principes
L’indissoulubilité du mariage prend fin avec la mort de l’un ou l’autre des conjoints. Ma femme m’a quitté depuis trois ans en me laissant deux enfants. Elle s’est remariée depuis. Dans mon cas comme dans celui de bien d’autres, pourquoi ne peut-on pas dire qu’il y a mort? J’adore mes enfants, mais je trouve cela injuste et contre nature de me voir forcé de continuer à vivre frustré dans ma vie sociale et sexuelle. Cette frustration ne peut-elle pas avoir des répercussions sur mon équilibre et sur celui des enfants? Sortir, rencontrer des amis, faire du sport ne m’apportent pas grand chose du côté sexuel. J’en sais quelque chose! J’aimerais refaire ma vie, avoir un foyer heureux. Mes principes religieux sont-ils vraiment trop forts? Vont-ils faire de moi un demi-homme jusqu’à la fin de mes jours? Vont-ils me faire «capoter»? Autant de questions dont j’aimerais connaître les réponses. J’ai confiance en vous. —J’ai besoin de soleil.
Il serait souhaitable que vous rencontriez un bon prêtre de votre religion qui vous déculpabiliserait et vous ferait comprendre que vous pouvez refaire votre vie. (…) Je trouve un peu dommage que vous ayez attendu trois ans avant de faire quelque chose. Votre Créateur vous a fait homme alors vivez comme un homme et cessez de vous faire violence.

À ce stade-ci, si vous avez lu les premiers extraits qu’on a mis en ligne, vous avez peut-être remarqué que Solange fait souvent référence au Créateur, à la lumière, à l’Être supérieur. Bref, la rhétorique habituelle des Alcooliques Anonymes… À preuve, les deux premières lettres, il y a deux semaines. D’ailleurs, les premières pages du Courrier du bonheur sont remplies de prières du type A-A. Remettre sa vie entre les mains du Grand Maître pour arrêter de boire, c’est bon, mais croire en une diseuse de bonne aventure ça ne fait pas de sens ? Lisez la lettre qui suit :

Cartomancienne de malheur
Dernièrement je suis allée chez une «tireuse de cartes» qui m’a prédit trois choses. Premièrement, elle a dit que je me ferais dévaliser et cela m’est effectivement arrivé, quelques jours plus tard. Je me suis fait voler mon sac à main. Deuxièmement, je devais rencontrer un blond aux yeux bleus et encore une fois, ça s’est produit dans un party chez ma cousine. La troisième chose c’est qu’un accident doit m’être fatal. J’ai peur, je n’ose plus sortir. Je sais habituellement garder mon sang-froid, mais les deux tiers de ce qu’elle m’avait prédit sont arrivés. Aussi, je crains d’avoir un accident. Je ne vis plus. —S.
Il faudrait que tu évites d’aller te faire tirer aux cartes car tu es beaucoup trop influençable. Je déplore l’existence de cette pratique car trop de gens s’y laissent prendre et ne vivent qu’en fonction de ce qu’il leur a été prédit. (…) On ne devrait pas permettre que ce genre de personnes prédisent des choses malheureuses car ça s’enregistre automatiquement dans le subconscient des gens et c’est bien cela qui fait le plus de tort. Mets ta confiance dans le Grand Maître qui te protège et cesse d’avoir peur.

On aurait aussi pu répondre à cette pauvre dame qui n’osait plus sortir que rester dans son lit, c’est dangereux, car la plupart des gens y meurent.

Si vous avez raté Solange vendredi dernier, voici le lien. D’autres extraits vendredi prochain ! D’ici là, vous pouvez aussi revenir sur Vieille Marde pendant la semaine hein, on va avoir d’autres choses !

Incoming search terms:

lamour impossiblelettre amour impossibleimage amour impossiblecourrier du coeurun amour impossible trop dure a vivrephoto de pleur garsje fais une demande?homme infidélfemme qui fait lamour avec un chevalun amour impossible

Tel que promis, voici d’autres extraits du livre Le Courrier du bonheur de Solange Harvey, publié en 1978. Il contient une sélection des premières lettres reçues par Solange Harvey dans le fameux courrier du cœur qu’elle a tenu dans le Journal de Montréal de 1975 à 2000.

Le courrier du bonheur, Solange Harvey

D’abord, une dame qui signe « Mes amitiés » s’inquiète de ce que son mari préfère les adolescentes :

Dépendante
J’ai une grave décision à prendre. J’ai 38 ans et mon ami 35. (…) Il me traite bien matériellement: logement, nourriture, etc. Il est alcoolique depuis 20 ans et il a un tempérament violent. Il dit m’aimer mais il n’est pas affectueux pour deux sous. (…) Nous nous disputons souvent et je suis devenue très agressive. J’ai essayé de lui parler mais rien à faire. Je sais « qu’il va ailleurs » car il aime les jeunes de 14-15 ans et je l’ai déjà surpris dans une drôle de situation. Il a beaucoup de qualités; pourtant, alors est-ce moi qui attends trop de lui? Je sais aussi qu’il est perdu par moments. Il me fait changer d’idée comme il veut et il sait très bien qu’il a beaucoup d’influence sur moi. —Mes amitiés.
La situation que vous vivez actuellement est remplie de souffrance mais n’est-ce pas dans la souffrance que l’on grandit: «Des ténèbres jaillit la lumière.» (…) Il y a en vous une présence divine qui ne demande qu’à vous aider lorsque vous aurez décidé de tout faire pour être heureuse.

Bizarre que Solange ne s’arrête pas du tout au fait que le type de 35 ans ait été pris « dans une drôle de situation » avec des filles de 14 ans… Sortir avec un gars de 35 ans quand on en a 14 semble correct, mais surtout pas question d’aller « au Paladium » avant l’âge de 20 ans !!

Tu es bien trop jeune, dame oui!
J’ai 14 ans et j’aime un garçon de 18 ans. Il travaille, il a sa voiture et il demeure chez ses parents. Mon problème est que mes parents veulent que je rentre à 9 heures le soir et moi j’aimerais rentrer à 11 heures comme mes amies. L’autre jour, ce garçon est venu me chercher pour aller au Paladium. Mon père a refusé que je sorte et ma mère lui a expliqué que je n’avais pas 20 ans encore. Il est parti et depuis, je n’ai plus aucune nouvelle de lui. Je ne peux pas lui téléphoner car sa mère ne veut pas, elle est seule pour élever sa famille. Je l’aime mais comment lui faire comprendre? —S.
Je dois donner raison à tes parents, fillette. Vois-tu, je trouve normal que tu entres vers 9 heures le soir. Je sais que tu trouves cela pénible, mais plus tard tu seras heureuse d’avoir eu une certaine discipline. Si tu avais 20 ans et ce garçon 24, il est bien certain que je n’aurais pas la même réponse. Pourquoi ne pas faire du sport, de la bicyclette, avoir des copains et des copines de ton âge? Tu as amplement le temps de te prendre au sérieux, crois-moi.

Si 20 ans est l’âge pour aller au Paladium, c’est aussi l’âge de coucher avec son beau-frère :

Soeur inconsciente
J’ai 34 ans, je suis mariée et j’ai quatre enfants. Il y a deux ans, à la naissance de mon dernier enfant, je me suis rendu compte en revenant de l’hôpital que mon mari n’était plus le même. À cause de complications, j’avais dû être hospitalisée pendant 15 jours et ma soeur de 20 ans gardait les enfants. Mon mari m’avoua avoir couché avec celle-ci. (…) —Désespérée
Ça fait du bien de vous confier. Deux ans avec un secret si lourd c’est long. Si vous parliez à cette soeur inconsciente et qui manque de maturité. Quand à votre mari, je ne l’excuse pas mais je préfère ne rien dire là-dessus. (…) Essayez, vous n’avez rien à perdre. Avec vous, je leur envoie des pensées de justice et de lumière.

Une fille de 18 ans très portée sur la chose se fait, elle aussi, conseiller de faire de la bicyclette. Il doit y avoir un aspect l’fun là-dedans qu’on a pas saisi…

À 18 ans, une vie axée sur le sexe
J’ai 18 ans, et je sors avec un garçon depuis trois ans. Il a 19 ans. Depuis le début de cette relation, il me « niaise ». Il me met à la porte et, quand il a besoin de sexe, il me rappelle et tout va bien pour ensuite se débarrasser de moi. Nous nous sommes quittés six fois et ça reprend toujours de la même façon: le sexe. (…) —C.
Peut-être que tu n’étais pas une fille aussi « open », on te respecterait davantage. Tu sais, tu peux dire non de temps à autre. Un bon repos du côté sexuel ne te ferais pas de tort, crois-moi. (…) Sais-tu qu’une jeune fille de ton âge pourrait pratiquer des sports, s’amuser en groupe, nager, faire de la bicyclette, faire partie d’un centre sportif, enfin, vivre?

On termine cette semaine avec une « petite garce » qui veut se débarrasser d’un gars :


« Ma mère crie tout le temps… »
J’ai 15 ans et je suis tannée, tannée. J’ai une mère qui se crie tout le temps et se choque. Mes parents se sont déjà battus pour se tuer. Quand ma mère s’approche, je sens de la haine en moi. Elle argumente avec tout le monde et critique mon père pour l’humilier. (…) Maintenant, je ne sais pas comment me débarrasser d’un gars qui vient d’un milieu pauvre et pas trop recommandable. Il s’est fait casser les deux jambes et je n’aime pas ses amis, sauf un qui est correct. Il boit pour se saouler et, en pleine tempête, il se promène en petit coat jeans. Mes parents l’ont invité pour Noël, mais moi j’ai honte de lui car il n’a qu’une seule paire de jeans et ma mère est tellement « fancy ». J’ai peur de casser avec lui car il es violent. J’ai fait des tas de choses pas correctes et peut-être vas-tu me critiquer, mais je suis habituée avec ma mère. (…) —Une petite garce.

C’est tout pour aujourd’hui. Vendredi prochain, VM vous présente de nouveaux extraits du Courrier de Solange : un gars essaie de prostituer sa compagne, un veuf a sérieusement besoin de se mettre, et une tireuse de cartes brise des vies ! Soyez-y, mesdames messieurs !

D’ici là, voici le lien pour les extraits publiés vendredi dernier, si vous les avez manqués.

Incoming search terms:

bonheurmon monde avec palladium booksEntre le courriel de tes parentsbaisse avec son beau frerecomment demander a une fille de sortir avec moi 14 ansfrere et soeursolange harvey courrier du coeurles courriers du coeur solange harveyjaime un garçon mais lui il sait pas18 ans
29
avr

Solange, es-tu réveillée ?

   Posted by: VM   in Années 1970, Journaux, Livres

Non, Solange est pas réveillée puisqu’elle est décédée en 2008… Lecteurs et lectrices du Journal de Montréal, qui ne se souvient pas du fameux Courrier de Solange Harvey ? Qui n’a jamais ouvert le Journal, sauté les chiens écrasés de la page trois et cherché directement la page de Solange ? Son courrier a été publié de 1975 à 2000, jusqu’à ce que Mme Harvey, après une vie à aider les gens, prenne sa retraite et soit remplacée par Louise Deschâtelets. Et, à mon humble avis, c’est devenu beaucoup plus plate depuis…

On a ici un exemplaire d’un livre publié en 1978, Le Courrier du bonheur de Solange Harvey.
Le courrier du bonheur, Solange Harvey

Puisqu’il est assez bien rempli, on se propose de vous en publier quelques extraits choisis chaque vendredi pour les prochaines semaines, question de ne pas tout vous balancer en même temps. Comme ça, vous pourrez ne pas visiter le site de la semaine, juste le vendredi. Euh.. non, c’est pas une bonne chose à dire ça… En tout cas, on part tranquillement avec les gars de prison et les gars de taverne :

courrier Solange Harvey alcooliques anonymes miracle en prison

Miracle en prison
Bonjour Solange. Je suis un détenu et je pense à mon avenir. C’est la première fois que j’écris à un courrier qui est pas mal au « boutte ». Je t’écris pour te dire que je ne regrette pas d’être venu ici, car avant d’être en détention, je n’étais qu’un salaud. Je me moquais de tout le monde et même de ma mère. (…) Ce qui m’a changé ce sont les Alcooliques Anonymes. Ils m’ont appris à demander pardon. (…) A-A m’a sauvé la vie et je n’ai plus l’intention de faire le fou comme avant. (…) Ton sourire est formidable, continue ton travail et longue vie à toi. —Un gars qui s’est réveillé.
Quel beau témoignage, mon grand, et merci au nom de tous mes lecteurs. Oui, je sais que les A-A envoient des gars formidables qui se déplacent chaque semaine pour aller aider les détenus qui ont décidé de s’en sortir.

courrier Solange Harvey gars de la taverne

Pour les gars de la taverne
Je suis un détenu de St-Vincent-de-Paul et j’écris pour aider le bon gars de l’article « C’est à pleurer dans son verre ». Moi, j’étais un gars comme toi. J’aimais bien prendre un verre à la taverne avec mes copains après l’ouvrage et moi aussi je me disais: « Ma femme ne manque de rien, elle a une auto, elle peut aller où elle le désire ». Mais aujourd’hui, je comprends pourquoi elle était toujours inquiète et de mauvaise humeur, car aujourd’hui c’est moi qui attends sa visite une fois par semaine. Si je suis en prison, ce n’est certes pas de sa faute à elle, car j’étais rendu au point où j’aimais trop la bouteille et mes amis, les « avocats » de la taverne. J’assiste maintenant aux réunions des A-A une fois la semaine et je commence à comprendre un peu plus. Je remercie mon Dieu de s’occuper d’un gars comme moi. Pour les bons gars de la taverne je leur souhaite de connaître les Alcooliques Anonymes. — Un gars sur la bonne voie.

Vendredi prochain : son mari aime « les jeunes de 14-15 ans » et « une vie axée sur le sexe ». À suivre…

P.S. : Non, ça n’a pas vraiment de rapport, mais le titre de ce billet fait référence à une mélodie des Secrétaires Volantes qui s’intitule Solange, es-tu réveillée?.

Related Posts with Thumbnails

Incoming search terms:

alcoolique anonymepub solange es-tu reveillésolange ou es tulettre dun bon garsqui est solangesolange es-tu réveilléesolange tu es laun bon gars lettre