London’s burning ! The Clash n’a jamais autant été cité depuis la mort de Joe Strummer. Ajoutez « Panic on the streets of London / Panic on the streets of Birmingham / I wonder to myself / Could life ever be sane again? » et les émeutes de Londres vont avoir la meilleure bande sonore de toutes les émeutes de l’Histoire. Tout ça nous a donné la nostalgie du Printemps de Prague, même si ça n’a aucun maudit rapport.
Ah, le jour de l’ouverture de la chasse aux beatniks !
Dans les rues de Prague, les jeunes refusent les consignes de calme que ne cesse de diffuser leur gouvernement. Les beatniks se montrent les plus intrépides. Ici, un soldat russe se lance à la poursuite d’un manifestant qui l’a nargué. Souvent, ces courses se sont terminées tragiquement : les soldats ont tiré.
Pour une bonne répression, fermez la trappe aux médias et autres pisse-vinaigre…


…et coupez l’accès Internet du révolutionnaire.

À 88 km de Prague : le dernier studio de Radio-Pilsen. Wladimir Khodl (lunettes) et Neva Furmankoua (ci-contre) vont émettre pendant 7 jours, 24 heures sur 24.
Pendant une semaine elles ont donné les consignes : « Résistez, soyez calmes. » Après le retour de Dubcek et Svoboda, Radio-Pilsen a observé une nuit de silence. À l’aube, elle était à nouveau officielle. Les Russes dix fois avaient essayé de couper les communications. Ils n’ont jamais trouvé le bon réseau de câbles.
Solution : Hang the DJ, hang the DJ, hang the DJ!
Russians Go Home! Dehors les Russiens !
Et un point Godwin pour nos amis les Tchèques :
De la suprématie du graffiti sur l’affiche :

Ils ont reçu l’ordre de déchirer les affiches. Mais elles sont écrites dans leur langue. Alors ils s’arrêtent, déchiffrent et apprennent ce que pense le peuple qu’ils croyaient libérer.
Zátopek explique à nos reporters ce dessin : « L’occupant se croit en sécurité sur ses tanks. Mais ce sont des patins à roulette. Il va se casser la figure. »
Regardez la photo suivante et imaginez-vous qu’ils assistent à un concours de wet t-shirts…
« Enwèye Pavlína, on veut les vouèrre ! » La jeunesse fait valoir ses droits.
Source : Paris Match, No. 1009, 7 septembre 1968.

















