La masturbation, en 1924

Omphalosite — Variété de monstre simple.

Onanisme. — Moyens employés par l’un ou l’autre sexe pour produire l’orgasme vénérien en dehors de tout rapprochement sexuel. Peut se produire dès la petite enfance (2, 3, 5 ans), par exemple sous l’influence d’une démangeaison locale, suite de malpropreté. Comme le sens génital n’existe pas à cet âge, il faut considérer ces attouchements comme une manie, un tic, plutôt que comme une perversion précise.

Les parents ont tort de s’alarmer d’une habitude qui, le plus souvent, n’a pas d’inconvénients sérieux. Sans doute, il existe une catégorie d’enfants nerveux, dégénérés, qui « se touchent » avec frénésie et qui en souffrent (pâleur, céphalée, vertiges, amaigrissement), mais c’est là l’exception. Habituellement, l’onanisme n’est ni grave, ni invétéré, et l’enfant guérira seul.

Cependant il convient, chez des enfants qui, par instinct ou imitation, se livrent à ce penchant, de chercher une diversion dans le choix des études et des exercices physiques, d’éviter les lectures excitantes ou malsaines, de fatiguer le corps par la gymnastique, l’escrime, les longues promenades; adjoindre l’hydrothérapie (douches chaudes et froides). Chez les bébés, on s’opposera à toute tentative en les habillant d’une certaine façon ou en leur attachant les mains. Quand l’onanisme est provoqué par une irritation locale (vulvite, phimosis, oxyures, eczéma) traiter l’irritation locale (Comby).

Larousse médical illustré, 1924.

L’escrime pour éviter que nos jeunes se touchent ? C’est une idée.
Ça fait penser à Solange Harvey qui, dans les années 1970, suggérait à une fille de 18 ans portée sur le sexe de se soulager par la bicyclette.

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